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puce titreAziz Aheddad

 
Date de publication : 27 août 2007 par Nordine

Aujourd’hui on va decouvrir la famille Belhaddad de Seddouk a travers Cheikh Aziz Aheddad Après quelques années dans ces îles perdues du Pacifique, Aziz Aheddad, matricule numéro 2937, s´évade vers l´Australie en 1881. Ce sera la première évasion d´un insurgé d´Algérie, suivie d´autres un peu plus tard. L´ombre immense de cheikh Aheddad a quelque peu caché celle de ses fils qui ont également joué un grand rôle dans l´insurrection de 1871. Spécialement Aziz, le cadet, dont on dit qu´il maniait aussi bien le verbe que les armes et qu´il était destiné à prendre la succession de son père. Tous les historiens qui se sont penchés sur l´insurrection menée par les Belhaddad et les Mokrani sont unanimes sur le fait que c´est l´impétueux Aziz qui a persuadé son père de lever l´étendard de la révolte. La guerre déclarée, cheikh Aziz regroupe les hommes prêts au combat et divise son armée en deux groupes de 5 000 hommes chacun. Il prend aussitôt la direction de l´un des deux groupes et le commandement des archs de la rive droite de Oued Sahel-Assif Aâbbès. Au bout de péripéties sur lesquelles nous n´allons pas nous étendre, Aziz dépose les armes vers le 30 juin 1871. Son frère cheikh Mhand l´imitera quelques jours plus tard. Toute la famille est arrêtée et emprisonnée. Tous ses biens sont mis sous séquestre. À Constantine au printemps 1873, au procès des insurgés, Aziz présente un mémoire d´une centaine de pages qu´il adresse à ses juges pour sa défense. Il écrit : "Quant à la prison, à l´opprobre, à la mort, à la spoliation, à l´incendie et aux coups, tout cela ne ramène pas les gens à l´obéissance..." Il sera reconnu coupable et condamné à mort comme beaucoup d´autres chefs, tels que Boumezrag El-Mokrani qui avait pris le leadership de la lutte lorsque son frère le bachagha El-Mokrani est tué au combat le 5 mai 1871 à Oued Soufflat près de Bouira. Étant membre de la Légion d´honneur comme pour beaucoup d´autres co-inculpés, la condamnation à mort de Aziz sera commuée en déportation en Nouvelle-Calédonie. Les prisonniers sont tout d´abord envoyés à Toulon et à Brest avant d´être expédiés en Nouvelle-Calédonie. Enchaînés, enferrés, affamés et continuellement malades, ils subissent une interminable traversée de Brest à Nouméa qui dure cinq longs mois. À cause des conditions de vie et d´hygiène, certains y laisseront la vie. Lorsqu´ils débarquent, enfin, les survivants ne quittent l´enfer sur mer que pour le retrouver sur terre. Leurs conditions d´exil et de détention ne s´amélioreront que petit à petit, mais ils garderont toujours la nostalgie de leur pays et de leurs familles, pour de plus amples informations, voir l´excellent livre de Mehdi Lalloui Les Kabyles du Pacifique). Après quelques années dans ces îles perdues du Pacifique, Aziz Aheddad, matricule numéro 2937, s´évade vers l´Australie en 1881. Ce sera la première évasion d´un insurgé d´Algérie, suivie d´autres un peu plus tard. Il voyage sur de petites barques d´île en île "[...] à travers une mer affreuse [...]" et arrive en Nouvelle-Zélande. De là, il s´embarque vers l´Australie et se débrouille comme il peut avec les quelques mots d´anglais qu´il apprit auprès de ses amis, les communards français, compagnons d´infortune, déportés comme lui après une insurrection réprimée dans le sang. De Sydney, Aziz s´embarque pour l´Égypte. Le consul de France à Suez charge ses espions de lui signaler l´éventuel passage de Aziz Ben Cheikh El-Haddad. En vain. Sa présence sur le sol égyptien n´est signalée que deux mois plus tard. Il était caché sous un faux nom et se faisait appeler El-Tahar Ben Hassan. Le 5 août 1881, il part pour La Mecque pour accomplir le pèlerinage. Il s´installe là-bas, se remarie et tente de refaire sa vie. Entre-temps, l´amnistie pour les insurgés de 1871 est enfin acquise mais les autorités françaises ne veulent toujours pas entendre parler de son retour en Algérie. Aziz est jugé... l´un des chefs les plus dangereux et il faut le maintenir éloigné du pays. "Si Aziz ne doit pas rentrer en Kabylie. J´estime qu´il y a lieu de l´inviter à se rendre en Tunisie, sinon je lui indiquerai la région dans laquelle je l´autoriserais à résider en Algérie", écrit le gouverneur général de l´Algérie. Le 22 août 1895, à l´âge de 55 ans, Aziz Aheddad décède à Paris. Venu de Djeddah au mois de juin réclamer la restitution des terres de sa famille, il s´éteignit au domicile de son ami et compagnon de déportation, le communard Eugène Mourot. Ses amis se cotisèrent pour rapatrier la dépouille en Algérie. La dame que nous avons rencontrée à Seddouk Oufella a, cependant, une autre version : "À Paris, il est rentré à l´hôpital pour un simple bouton. Là, ils se sont rendu compte qu´il s´agissait de cheikh Aziz Belheddad et ils l´ont empoisonné. Non, il n´est pas mort de mort naturelle." Elle se lamente du fait que beaucoup de souvenirs aient été perdus ou égarés comme les lettres que Aziz écrivait à sa femme en kabyle. Elles ont été empruntées par une collégienne qui a omis de les récupérer. Notre takhounith nous raconte encore que le jour de l´arrivée de la dépouille de cheikh Aziz au port d´Alger, des milliers de personnes s´étaient massées sur les quais. Cheikh Salah, son fils, était à ses côtés. En voyant l´autorité morale dont jouissait encore Aziz au vu de l´énorme foule qui avait afflué de partout, les autorités coloniales ont eu peur d´un autre soulèvement s´il venait à être enterré chez lui à Seddouk en Kabylie où la confrérie Rahmania était toujours très puissante et le ressentiment envers les Français encore très vif. Il a alors été inhumé à Constantine aux côtés de son défunt père, au cimetière de Sidi Mabrouk. Cheikh Aziz, mort ou vivant, était un danger pour la France.

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  • Le 21 novembre 2008

    merci pour ce recit ,cest premeier fois k jke lis lhistoire du defunt chikh ahhedad,ceest un grand homme et un grand resistant,allah irahmou et merci a vous,
    tarek de prague

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