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puce titreAokas:Les citoyens investissent et incendient les engins de l’entreprise

 
Date de publication : 26 août 2008 par Nordine

 

 

Aokas, alors que le gérant refuse de se soumettre à l’arrêté de fermeture de sa carrière

Les citoyens investissent et incendient les engins de l’entreprise

 

 

Forts de l’arrêté du wali de Béjaïa, daté du 22 septembre dernier, portant fermeture de la carrière de la SARL littorale agrégats située à Kedrifa dans la commune d’Aokas, les représentants des habitants du village d’Alliouène, limitrophe du site, se sont déplacés sur les lieux pour intimer au gérant de ladite carrière l’ordre d’appliquer l’arrêté du wali dans un délai d’une semaine au plus tard.

Refusant de les écouter, le gérant continua à faire fonctionner la carrière jusqu’au samedi dernier lorsque les habitants d’Alliouène, dont le nombre dépassait les trois cents, prient d’assaut cette carrière très tôt dans la matinée pour exiger l’arrêt immédiat de l’activité. N’ayant trouvé que le fils du gérant sur les lieux, ils n’ont eu droit qu’à un refus d’obtempérer, une altercation éclatera entre les antagonistes et, furieuse, cette marée humaine incendia les engins du propriétaire.

Depuis la reprise de la carrière par ce privé, les citoyens des quartiers voisins n’arrêtaient pas de demander sa fermeture au motif qu’en plus de la pollution, celle-ci engendre des infiltrations de boue dans les conduites d’eau potable captée à partir de la source située juste en dessous de la carrière. Par ailleurs, le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme avait réservé un avis défavorable à son exploitation et ceci a abouti à l’établissement d’un arrêté de fermeture par la wilaya de Béjaïa. Deux correspondances avaient été envoyées aux autorités locales par la direction de l’environnement de la wilaya de Béjaïa pour leur rappeler la décision de fermeture prise par la wilaya de Béjaïa pour leur rappeler la décision de fermeture prise par la wilaya conformément à la réglementation en vigueur ainsi que l’avis défavorable du ministère concerné sans que les forces publiques ne soient sollicitées pour ce faire. Doit-on revenir au temps où la force était le droit ?

A. Gana:DDKabylie

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  • Le 28 septembre 2008, par mourad

    C’est quant même incroyable ,je ne connais pas le dossier , mais je constate qu’une culture dramatique est en train de ce développer dans la mentalité de nos concitoyens , (en particulier en kabylie) , encouragée souvent par les attitudes pour le moins lâches et criminelles des pouvoirs pupliques qui consistent à mettre face à face deux parties antagonistes et favoriser l’emploi de la violence pour faire appliquer ou obtenir un droit quelconque , et se laver les mains de leurs responsabilités quant à leurs passivité criminelle , les exemples ne manquent pas : Des citoyens qui barrent la route ,cause:hausse des prix du transport ; Des citoyens qui doivent intervenir pour l’ordre publique : gêne des automobilistes ; Des citoyens qui doivent se défendre tous les jours contre des racketteurs "parfois autorisés" sous prétexte de *parkings gardés* ;contre des commerçants sans scrupules qui occupent les trottoirs et jettent les piétons sur la chaussée , des citoyens qui doivent barrer des routes , fermer des APC , pour obtenir de l’eau potable , un minimum de sécurité pour leurs enfants ,et la liste peut-être rallongée , et ceci , est en passe d’être banalisé et instauré en mode normal et presque normalisé .
    Donc pour les citoyens d’Aokas , ils ont raison de demander la fermeture de cette carrière , mais ont-ils raisons de passer à des actes condannables , qu’est-ce qui a été fait par les pouvoirs publiques pour éviter cette situation , quel est le rôle des forces publiques si ce n’est de faire appliquer ce type de décision .

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