
Aokas:Les citoyens investissent et incendient les engins de l’entreprise
Aokas, alors que le gérant refuse de se soumettre à l’arrêté de fermeture de sa carrière
Les citoyens investissent et incendient les engins de l’entreprise

Forts de l’arrêté du wali de Béjaïa, daté du 22 septembre dernier, portant fermeture de la carrière de la SARL littorale agrégats située à Kedrifa dans la commune d’Aokas, les représentants des habitants du village d’Alliouène, limitrophe du site, se sont déplacés sur les lieux pour intimer au gérant de ladite carrière l’ordre d’appliquer l’arrêté du wali dans un délai d’une semaine au plus tard.
Refusant de les écouter, le gérant continua à faire fonctionner la carrière jusqu’au samedi dernier lorsque les habitants d’Alliouène, dont le nombre dépassait les trois cents, prient d’assaut cette carrière très tôt dans la matinée pour exiger l’arrêt immédiat de l’activité. N’ayant trouvé que le fils du gérant sur les lieux, ils n’ont eu droit qu’à un refus d’obtempérer, une altercation éclatera entre les antagonistes et, furieuse, cette marée humaine incendia les engins du propriétaire.
Depuis la reprise de la carrière par ce privé, les citoyens des quartiers voisins n’arrêtaient pas de demander sa fermeture au motif qu’en plus de la pollution, celle-ci engendre des infiltrations de boue dans les conduites d’eau potable captée à partir de la source située juste en dessous de la carrière. Par ailleurs, le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme avait réservé un avis défavorable à son exploitation et ceci a abouti à l’établissement d’un arrêté de fermeture par la wilaya de Béjaïa. Deux correspondances avaient été envoyées aux autorités locales par la direction de l’environnement de la wilaya de Béjaïa pour leur rappeler la décision de fermeture prise par la wilaya de Béjaïa pour leur rappeler la décision de fermeture prise par la wilaya conformément à la réglementation en vigueur ainsi que l’avis défavorable du ministère concerné sans que les forces publiques ne soient sollicitées pour ce faire. Doit-on revenir au temps où la force était le droit ?
A. Gana:DDKabylie
Laisser un commentaire